Naissance d’un projet

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L’Homme habite cette Terre depuis des millénaires. Comme toutes choses, il a évolué au fil du temps, inventé et amélioré son confort de vie, oubliant peu à peu ses origines et perdant de son savoir-faire. Qui ne s’est pas déjà dit « avant ils savaient construire des bâtiments solides, qui durent avec le temps, aujourd’hui tout se casse à la moindre intempérie… Il n’y a qu’à regarder les monuments historiques qui sont encore debout. »

Un petit peu d’histoire…

Je suis né à Grenoble, entouré de ses montagnes. Petit, nous faisions beaucoup de randonnées avec mes parents, j’étais dans mon élément. Suite à leur divorce il y a une vingtaine d’années, je suis arrivé avec ma mère et mes deux frères sur Montpellier dans le sud de la France. Peu après notre arrivée, j’ai rejoint les scouts d’Europe, ces années furent parmi les meilleures expériences que j’ai eu à ce jour, j’y ai appris beaucoup et notamment à me débrouiller en nature. Seul bémol : ce rapport à la religion qui n’était pas de mon goût et qui m’en a fait partir.

Plus tard, j’ai entrepris un tour du monde à pied et sans argent, finalement les circonstances du moment – indépendantes de ma volonté – ont fait que je n’ai pas pu aller plus loin que la Grèce, pays que j’ai adoré tant au niveau humain que paysage. Bien que loin de l’objectif initial, ce retour anticipé n’avait rien d’un échec mais plutôt une somme incroyable d’expériences et de souvenirs !

A mon retour à Montpellier, j’ai rencontré celle qui deviendra la mère de ma fille et un an plus tard est née Zia, en septembre 2009. Nous nous sommes hélas séparés peu de temps après mais il en résulte que je suis l’heureux papa d’une petite fille avec qui je suis très complice.

Depuis lors, je suis resté sur Montpellier, me bâtissant une situation plus ou moins correcte comme l’impose le dictat de la société. Je ne m’y plaît pas vraiment en fait, j’ai plutôt l’impression de tourner en rond, de ne rien maîtriser et de passer à côté de ma vie. Je cogite, l’évolution de la société et de mon environnement de dérange, il faut que ça change, mais comment ?

Puis en septembre 2015, un dernier coup dur me donne le coup de grâce et déclenche en moi le déclic : il faut que je reprenne les choses en main, il faut que je reprenne ma vie en main, c’est décidé, je me lance !

Sauter le pas

Un retour aux sources

C’est donc une réflexion en continu dans mon esprit, pour imaginer et élaborer la vie que je voudrais avoir : une vie aux côtés de la nature, loin des villes et de ce rythme effréné de la course au profit, vivre sainement. L’idée est de quitter peu à peu le « système » qui ne me convient pas, de devenir autosuffisant et faire les choses en accord avec moi-même. Se lever le matin, travailler pour quelque chose de concret, apprendre un peu plus chaque jour.

Pour cela, j’envisage d’acquérir un terrain et de m’y installer, y cultiver mon potager, m’occuper du poulailler et du clapier, troquer l’excédent de ma production contre ce que je ne pourrais pas produire, fabriquer de mes mains, etc.. Je pars de zéro, il va donc falloir que j’imagine chaque détails, d’ailleurs chacun d’eux fera l’objet d’un article qui lui sera consacré, c’est le but de ce site.

Je veux réapprendre à vivre, retrouver les vraies valeurs de la vie et le savoir d’antan : le savoir se perd petit à petit et c’est bien dommage. L’Homme n’est pas né avec tout le confort que nous avons aujourd’hui et nous l’oublions trop à mon goût. Je ne rejette pas pour autant ses multiples inventions ou progrès, certains sont pertinents et évitent bien des désagréments, d’autres en revanche sont optionnels voire inutiles ou néfastes. J’ai la ferme conviction qu’il y a un moyen de conjuguer les deux tout en resituant l’Homme dans son contexte d’origine : dans la nature et dépendant d’elle.

Bien entendu, je suis tout à fait conscient que tout ne se fera pas du jour au lendemain, que je vais en ch*** à max ! Mais peu importe, là est tout l’intérêt justement, peu importe le temps que le projet se mette en place tant que j’avance à mon rythme. Peu importe les galères, je tâcherais d’y faire face, sinon c’est du « tout cuit » et donc inintéressant, contraire avec l’objectif ; puis après tout, ayant grandi avec ma mère qui était loin de rouler sur l’or, j’en ai une certaine expérience, on fini toujours par s’en sortir. Comme je dis : « tant que je respire, c’est que tout va bien ». C’est donc avec cet état d’esprit et ma question directrice du projet que j’avance : « comment faisaient-ils avant ? »

La décision étant mûrement réfléchie et fermement prise, j’ai donc demandé à mon employeur une rupture conventionnelle de mon CDI en janvier 2016, je serai libéré le 14 septembre cette même année.

L’aventure commence…

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