Toilettes sèches

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Si dans les films les personnages ont l’air de ne jamais avoir d’envies pressantes en toutes circonstances, ce n’est pas mon cas, les toilettes sont donc un élément logiquement à inclure dans la construction de mon projet. Pour rester dans la lignée de l’écologie, de l’économie et du moindre impact sur l’environnement, c’est tout naturellement que je prévois des toilettes sèches.

D’un point de vue juridique

C’est peut être un sujet simple à envisager me direz-vous : un seau, un coffrage en bois pour le contenir, de la sciure et un composteur, le tour est joué ! Dans l’idée oui, mais c’est sans compter sur la réglementation en vigueur dans notre cher pays, à priori pour encadrer son utilisation et pour que tout le monde ne fasse pas n’importe quoi au détriment de dame Nature… Le but est donc d’inclure ce détail dans le projet, d’être tranquille, car mine de rien, il y a une visite d’un inspecteur de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale en charge de l’assainissement non collectif qui établira d’un rapport de conformité… ou pas.

Quelles sont donc les conditions fixées ? A vrai dire, l’arrêté du 7 septembre 2009 repose sur 3 principes : aucune nuisance pour le voisinage, aucun rejet liquide en dehors de la parcelle et aucune pollution des eaux superficielles ou souterraines. Pour se faire, il faut lire un peu plus loin les conditions plus détaillées : prévoir une cuve étanche recevant les fèces (excréments) ou l’urine, une aire étanche conçue de façon à éviter les écoulements et à l’abri des intempéries, sur laquelle est vidée la cuve ; et une utilisation des sous produits (le compost) valorisés uniquement sur la parcelle et ne générer aucune nuisance (odeur).

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Tout ça ne me semble pas contraignant voire même était déjà prévu ! Le seul point qui me dérange et sur lequel je vais continuer à faire des recherches, c’est cette fameuse aire de stockage qui doit être aussi étanche… Or, c’est justement au contact du sol que les organismes nécessaires au compostage arrivent et font leur boulot ! Utiliser un espace de stockage étanche ralentirait considérablement le processus voire même nécessiterait certains additifs pour compenser !

Enfin, un dernier point que j’ai appris… Qui dit toilettes sèches veut dire non utilisation (et raccordement) à l’assainissement collectif, donc absence de la redevance associée, jusque là tout va bien. Mais les malins n’en manquent jamais une : il existe une redevance pour l’assainissement non collectif ! Ou comment nous prendre pour des c***

D’un point de vue pratique

Comme je l’avais évoqué dans mon précédent article concernant le choix du type d’habitation, en ce qui concerne les toilettes sèches, il faut que je prévoie dans mes plans de la maison une ouverture sur l’extérieur. Simplement pour changer plus facilement le seau et faire le trajet jusqu’au composteur, histoire d’éviter à avoir à traverser la maison avec un seau rempli… Autant prévoir utilement, quitte à faire les plans de A à Z !

Sur place, il faudrait que je confectionne un coffrage pratique, incluant un compartiment rempli d’un mélange sciure/terre/cendres… accompagné d’un outil de type pelle ou boîte et pourquoi pas d’un support pour le papier toilette (et oui, faut y penser aussi !). L’idéal là encore serait de pouvoir y avoir accès depuis l’extérieur comme de l’intérieur. Si j’allais plus loin, en pensant à ma condition de mec et à ma faculté de faire pipi debout, pourquoi ne pas dégoter un urinoir carrément dont l’évacuation se ferait directement dans le conteneur du siège ?! Resterait la question du « nettoyage rapide ». A voir…

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Le tout est donc destiné au compost qui accueillera aussi les divers déchets organiques qui ne sont pas mangés par les poules ou les lapins, résidus du jardin… Il sera utilisé pour le jardin bien sûr mais aussi pour la végétation environnante, je pense tout particulièrement à des plantations d’arbres suivant le terrain.

Enfin, après chaque vidage dans le composteur, il faudra bien nettoyer le seau avant de le remettre en place. Il faut donc de l’eau et un désinfectant naturel dont je cherche la recette (pour le moment, c’est bicarbonate de soude + vinaigre blanc, mais je cherche une solution autonome disponible sur place… si vous avez des idées, je suis preneur !).

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